Mathilde Vermer

NOUS REINVENTER – PISTE 18 : ACCEPTER D’ETRE DEPASSE

Vous avez remarqué vous aussi ? Ce mois de juin, ça secoue diablement, non ? Derniers épisodes : le Brexit, ces élections espagnoles qui ne désignent personne, et encore un attentat affreux à Istanbul.

Dans mon quotidien, à mon petit niveau, je me multiple les contrariétés administratives, plus une surcharge de travail, plus une angine, plus un radiateur tombé sur le sol en pleine nuit… Des bêtises en fin de compte, mais ça génère chez moi une immense lassitude. Parfois, quand j’entends des proches me parler de maladie, de soucis professionnels, de rythme infernal, je me dis qu’il doit y avoir quelque chose dans les astres, une configuration bizarre des planètes et des étoiles qui expliquerait que ce soit si compliqué de faire face au réel, au flot des nouvelles, au ciel parisien qui s’amuse à rester gris.

Pour tenir le coup, à mon échelle, je cherche ce qui serait utile. La routine habituelle, méditation, écriture de mon carnet, marche, sommeil, nourriture saine avec laquelle je tente de gober quelques pilules de magnésium, la dose d’expo, musique et lecture, les amis, les êtres chers… Insuffisant ! Gros blues. M’enterrer sous ma couette, j’en rêve, mais j’ai une tonne de boulot, des clients qui me demandent de la présence et de l’efficacité.

Alors ? La clé, finalement, c’est une dame aux mains magiques, une thérapeute en médecine douce, qui me l’a donnée. Ne lutte pas, ne t’oppose pas à la vague, accepte d’être dépassée, de ne plus savoir, de n’avoir plus de force. Et si je craque, si je me mets à pleurer de fatigue, de frustration, d’angoisse ? Et bien, craque, tu verras bien. Au passage, en traversant l’expérience, tu apprendras.

Ces paroles m’ont fait du bien. Une autorisation à ne pas être à la hauteur. Une invitation à abandonner le contrôle, la peur, les réflexes ordinaires de celle qui veut, qui doit, qui fait. Juste vivre avec le blues, avec des ressources et une vision limitées, le temps qu’il faudra.

En réfléchissant, je me dis que ça peut aussi marcher au niveau sociétal, cette approche. Accepter que certaines choses s’écroulent avant que d’autres surgissent… Pas confortable d’assister à ces effondrements, mais peut-être nécessaire cette phase. L’avenir nous le dira. On en reparle dans quelques mois ? D’ici là, on se serre les coudes ? Être ensemble dans la tourmente, c’est toujours mieux qu’être seul face au typhon…

Pensées solidaires, donc, pour toutes celles et tous ceux qui se sentent chahuter dans leur existence !

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