
2025 / 20 : RECTIFIER LE CAP
Aujourd’hui, je crois qu’il est sain de revoir comment j’utilise mon temps, mon énergie – j’ai besoin d’un nouvel alignement.
Une série pour explorer les voies vers la paix, pour oser l’apaisement, la réconciliation, la détente, l’embellie, la main tendue…

Aujourd’hui, je crois qu’il est sain de revoir comment j’utilise mon temps, mon énergie – j’ai besoin d’un nouvel alignement.

Humeurs d’automne, au diapason des feuilles qui tombent, quand la saison pousse à se défaire de la fraicheur périmée, quand le sentiment de perte serre le cœur, quand le blues envahit l’esprit. Coup de mou. C’est la vie… Pour connaître des hauts, il faut accepter de vivre des bas.
Très facile d’oublier qu’une existence dure le temps d’un claquement de doigts. Qu’on ne peut pas revenir en arrière. Que les occasions manquées ne se présentent pas une seconde fois. Et même, quand on n’oublie pas, comment modifier ses actions pour intégrer cette conscience que la vie est par essence éphémère ?

Depuis 25 ans, ma famille et mes amitiés sont des terrains d’expérimentation : comment s’aimer mieux ? Comment construire de la proximité, de la solidarité, de la sécurité affective ?

Du courage, de l’intelligence, de la dextérité – il y a des moments où le destin veut découvrir ce qu’on a dans le ventre.

Nous avons besoin d’un horizon neuf, détaché des réflexes rigides du passé. Tout comme nous avons besoin de lumière et de poésie pour récupérer une dose de confiance et l’envie d’agir ensemble.

A l’heure de la reprise, je pense à vous qui me lisez. Peut-être que vous connaissez une situation similaire, cette expectative inconfortable…

Quand mes cellules ont besoin d’une dose supplémentaire de joie, je me débrouille pour repartir dans un lieu où je vais avoir l’occasion de me perdre. Juste pour découvrir qui se placera sur ma trajectoire.

Le Chemin fait le cadeau de laver les soucis dans l’effort physique, dans la rencontre, dans la beauté. Immersion d’un corps dans la force des éléments, griller au soleil, s’envoler avec le vent, tremper dans une fontaine, courir pour échapper à l’averse, guetter l’ombre, grogner parfois, plaisanter régulièrement, avancer toujours.

Depuis des années, ma grand-mère Nicole me parle de cette folle histoire, qui attrape et hypnotise. Entre les lignes, je comprends qu’elle, avec ses cheveux blancs et ses soixante-treize ans, elle dont le quotidien est devenu si calme, éprouve une admiration irrépressible pour la protagoniste, inapte aux compromis et aux convenances.