
Chronique de l’Ailleurs n°1 – SE LAISSER ABSORBER PAR D’AUTRES MONDES
Je reviens d’un long voyage en Asie du Sud-Est, et je flotte encore là-bas. Le bonheur exige-t-il une forme de fuite, ou du moins une dose d’évasion ?

Je reviens d’un long voyage en Asie du Sud-Est, et je flotte encore là-bas. Le bonheur exige-t-il une forme de fuite, ou du moins une dose d’évasion ?

Partir loin, aller m’enivrer d’autres odeurs, saveurs, couleurs. Guetter le jeu du soleil à d’autres endroits de la terre. Observer comment ailleurs ça fonctionne.

Donc c’est la fin. La fin de 2016, cette année qui a multiplié les coups de théâtre et les profonds bouleversements.

L’heure est au retrait, reprendre des forces en se permettant une coupure, s’abstenir de commenter, s’éloigner du bruit.

Et vous, qu’auriez-vous envie de remercier ?

Je crois aussi que c’est vivifiant de s’essayer à l’audace, de décider de ne pas refaire encore, de trouver d’autres voies avant de connaître l’ennui du confort, la frustration de l’immobilité.

Abdiquer ? Se dire que c’est foutu, que les dés sont jetés, qu’on connaîtra forcément l’effet domino ? Non ! Surtout pas ! Agir, et tenir haut l’espoir.

La douceur de Lausanne : surprise pour la parisienne que je suis ! La Suisse, au-delà du mythe « banque, montre et chocolat ».