
Chronique de l’Ailleurs n°44 – TROIS SCÈNES URBAINES
Je le vois partout. Au coin d’une rue, sur un quai de métro, dans les rayons du supermarché. Je crois reconnaître son allure, son visage, ses vêtements.

Je le vois partout. Au coin d’une rue, sur un quai de métro, dans les rayons du supermarché. Je crois reconnaître son allure, son visage, ses vêtements.

J’avais envie de plus que les parois de l’aquarium. J’avais envie de me prendre pour Cousteau, de partir sur ses traces dans ce monde sous la mer.

Il fait si beau. J’aurais adoré m’allonger dans l’herbe, fermer les yeux, dormir. J’aurais adoré profiter du soleil pour marcher, dans la ville, dans la montagne, au bord du lac.

Je suis partie à Lyon. En voiture. Pas la mienne. Une dont je ne me rappelle ni de la marque ni de la couleur. Je suis montée dedans, avec 3 autres personnes que je ne connaissais pas.

Je place ma tête dans mes chaussures et tout s’apaise. Je reviens dans cet ailleurs immédiatement accessible, cet ailleurs qui est ici, cet ailleurs qui ne connaît pas l’appréhension du futur.

L’heure est au retrait, reprendre des forces en se permettant une coupure, s’abstenir de commenter, s’éloigner du bruit.