
Chronique de l’Ailleurs n°19 – APPEL AQUATIQUE, POISSONS ET ILLUSIONS
J’avais envie de plus que les parois de l’aquarium. J’avais envie de me prendre pour Cousteau, de partir sur ses traces dans ce monde sous la mer.

J’avais envie de plus que les parois de l’aquarium. J’avais envie de me prendre pour Cousteau, de partir sur ses traces dans ce monde sous la mer.

Il fait si beau. J’aurais adoré m’allonger dans l’herbe, fermer les yeux, dormir. J’aurais adoré profiter du soleil pour marcher, dans la ville, dans la montagne, au bord du lac.

Il y a celle qu’elle sera demain, la même et une autre à la fois, proche de toi, de vous, rêve de sororité, rêve d’une humanité apaisée, rêve de participer à bâtir demain, meilleur

ll y a celles qui ont refusé de croire qu’elles étaient moins, et qui sont devenues qui elles devaient être, allumant un flambeau pour les femmes derrière elles.

Je suis partie à Lyon. En voiture. Pas la mienne. Une dont je ne me rappelle ni de la marque ni de la couleur. Je suis montée dedans, avec 3 autres personnes que je ne connaissais pas.

Je place ma tête dans mes chaussures et tout s’apaise. Je reviens dans cet ailleurs immédiatement accessible, cet ailleurs qui est ici, cet ailleurs qui ne connaît pas l’appréhension du futur.