
Chronique vers la publication n°4 – SOUS LA FINE COUCHE DU RÉEL
Les artistes en faisant écho à nos drames nous permettent d’y survivre. Ils nous montrent un autre chemin, un autre sens, sous la fine couche du réel.

Les artistes en faisant écho à nos drames nous permettent d’y survivre. Ils nous montrent un autre chemin, un autre sens, sous la fine couche du réel.

Le père jette un œil dans le rétroviseur. Nina, habillée en rose, se réveille. Il aperçoit son visage froissé, hébété, collé contre la coque noire du siège auto. Est-ce qu’elle va demander maintenant ?

La beauté, dans les landes, on la voit partout. Forêts denses, aux arômes de pin, si théâtralement verticales, vent qui sculpte les dunes, soleil qui devient orange avant de tomber dans la mer…

Vous savez, ce sentiment d’intimité, de complicité immédiate. Jérémie a dit : « je prends votre manteau et je vous emmène au bac »… Une phrase absolument banale et j’ai su que le courant passerait entre nous.

Bangalore la bouillonnante, avec ses dix millions d’habitants, avec son effervescence du quotidien, lui manque. Bangalore, malgré sa chaleur intense, sa pollution asphyxiante, elle ne peut pas l’oublier.

Souvent, flotte dans leur regard un mélange de désespoir et d’angoisse. Odile les fait asseoir, elle les écoute, puis elle cherche comment les aider.

Lucie est désormais une artiste reconnue, travaillant sans relâche sur un immense projet – une artiste qui a su tracer sa route après les beaux-arts, après les galères, après avoir longtemps cherché le moyen adéquat d’exprimer ce qu’elle porte de singulier.