
Chronique de l’Ailleurs n°20 – LE SEL DANS MON SANG
Souvent, quand je mange, je pense à lui. Je goûte et je me dis : il manque quelque chose dans cette sauce… Je rajoute du sel ?

Souvent, quand je mange, je pense à lui. Je goûte et je me dis : il manque quelque chose dans cette sauce… Je rajoute du sel ?

J’avais envie de plus que les parois de l’aquarium. J’avais envie de me prendre pour Cousteau, de partir sur ses traces dans ce monde sous la mer.

Il fait si beau. J’aurais adoré m’allonger dans l’herbe, fermer les yeux, dormir. J’aurais adoré profiter du soleil pour marcher, dans la ville, dans la montagne, au bord du lac.

Il a frôlé mon bras, en passant, et j’ai ressenti une décharge électrique. Personne, jamais, n’avait provoqué un telle réaction sur mon épiderme.

Une voix me disait qu’il fallait finir l’aventure ici, dans la Cité de la Joie. Auprès de l’héroïne des pauvres, chez Mère Teresa.

Et je ne sais pas quoi lui dire, moi qui ne connais rien de son histoire, son périple jusqu’ici, ses galères.

Au-delà du petit papier qu’on va glisser dans l’urne dimanche, il est temps pour chacun de nous de faire sa part de colibri, de contribuer à éteindre l’incendie, de trouver des voies, chacun où on est, avec les moyens du bord, pour colmater les brèches, bâtir des ponts, participer à l’espoir.

Et si on essayait de lister ce qu’on a envie de vivre, ensemble, pour demain, au lieu de s’entre-tuer ?

La démocratie est-elle un ring de boxe ? Faut-il cracher sur les autres camps pour arriver au pouvoir ?

Au moment de voter, réflexion sur la liberté, sur les règles pour fonctionner ensemble, sur la non-violence comme principe premier.