
Chronique de Nos Vies n°5 – CELLE QUI SOIGNE
Du bout des doigts, comme si elle retirait des grains de poussière, elle retire et elle jette un peu plus loin ce qu’elle retire et que je ne vois pas.

Du bout des doigts, comme si elle retirait des grains de poussière, elle retire et elle jette un peu plus loin ce qu’elle retire et que je ne vois pas.

Coline raconte son métier. Comment elle décrypte les muscles et les conduit vers le relâchement. Comment elle-même navigue dans un état proche de la méditation, un état de grand calme, pour masser.

Il y a quelques temps, mon appart a été cambriolé. J’ai convoqué un serrurier sans attendre. Est arrivé ce jeune gars, sympathique, la trentaine, rond comme un nounours.

Quelque chose au-delà de la pratique esthétique du yoga, au-delà de la performance, au-delà du mieux-être physique. Il a continué à chercher.

Adrien bouge. Il s’était endormi, il se réveille, cherche la chaleur de sa mère, cligne des yeux, repart dans les songes.

Je vous souhaite une année où vous saurez écouter votre intuition, où vous vous donnerez le droit de croire en vos rêves, où vous travaillerez, selon le tempo qui vous semblera juste, pour les inscrire dans la réalité.

Terminer une année et se donner le droit, un court instant, de se retourner. Se concentrer sur le positif, inlassablement, car même dans la douleur, il y a quelque chose à apprendre, une occasion de grandir.

Je reprends mes quartiers à Paris. Paris où je suis née, Paris où j’ai grandi, Paris que j’ai besoin de quitter, Paris que j’adore retrouver.

Le blues : émotion des derniers jours. J’ai du mal à écrire, du coup. Alors, j’ai farfouillé dans mon ordinateur et je suis tombée sur ce texte, façon mode d’emploi parodique, que j’ai écrit il y a plusieurs années.

Je le vois partout. Au coin d’une rue, sur un quai de métro, dans les rayons du supermarché. Je crois reconnaître son allure, son visage, ses vêtements.