
Chronique de l’Ailleurs n°40 – DANS SON CABINET
Frapper, entendre sa voix, ouvrir, la trouver bien calée dans son fauteuil, en train de noter quelques mots sur la séance précédente.

Frapper, entendre sa voix, ouvrir, la trouver bien calée dans son fauteuil, en train de noter quelques mots sur la séance précédente.

Bombay chaque jour change. La cité incarne cette Inde moderne, chaotique et pleine d’énergie, qui fourmille, qui pétille, impatiente de goûter à toutes les opportunités ouvertes par les nouvelles technologies et par cette économie bouillonnante.

Comment peut-on nier ce qui se passe aujourd’hui sur la terre, notre maison ? Combien de temps avant de décider de faire de notre problème climatique collectif une absolue priorité ?

Il faut être seule et vulnérable pour s’ouvrir à un pays. Il faut laisser derrière soi ce qui fait son identité, devenir cœur, oreille, œil, sensibilité et sensations.

Pas de dentelle, pas de frou-frou, une robe avec des lignes, qui ne transforme ni en princesse ni en poupée, une robe comme un costume pour entrer en scène, pour jouer pleinement le rôle.

Faire l’expérience pendant une semaine. Par soif d’absolu. Ne plus parler, méditer pendant des heures, et partir contempler le silence.

Cet été, je fréquente un ashram, un endroit où les gens viennent pour avancer dans leurs pratiques spirituelles.

Heureuse d’avoir été témoin de comment le monde peut aussi changer, vers le mieux, vers le fraternel.

Les divinités du panthéon indien sont vus comme des alliés. Puisque le chemin est tumultueux, que souvent les choses nous échappent, il faut demander un coup de main à l’invisible.

Peu à peu, s’imprégner de lenteur, la glisser dans les gestes habituels pour manger, marcher, se laver. Le corps, enveloppé dans la chaleur, se laisse docilement fondre dans ce rythme.