
2025 / 17 : L’AMITIÉ COMME BOUCLIER
Depuis 25 ans, ma famille et mes amitiés sont des terrains d’expérimentation : comment s’aimer mieux ? Comment construire de la proximité, de la solidarité, de la sécurité affective ?

Depuis 25 ans, ma famille et mes amitiés sont des terrains d’expérimentation : comment s’aimer mieux ? Comment construire de la proximité, de la solidarité, de la sécurité affective ?

Du courage, de l’intelligence, de la dextérité – il y a des moments où le destin veut découvrir ce qu’on a dans le ventre.

Nous avons besoin d’un horizon neuf, détaché des réflexes rigides du passé. Tout comme nous avons besoin de lumière et de poésie pour récupérer une dose de confiance et l’envie d’agir ensemble.

Parfois on trouve le chemin pour s’entendre vraiment, pour bâtir une complicité à laquelle on a toujours aspiré. Il arrive, oui, que l’amour triomphe, et flambe dans les cœurs comme il n’a jamais flambé.

Scène usante sur les réseaux sociaux : une publication d’actualité, en dessous des commentaires nombreux, aigris, dogmatiques, belliqueux – derrière un écran, facile de calomnier, de bafouer l’altérité. Soupirs découragés : ce besoin tenace d’avoir raison, comment le dépasser ?

J’ai envie de croire, à l’aube de l’année 2024, en notre capacité à nous ouvrir, tisser d’autres liens, tenter des transformations, pour construire une société plus souriante, plus harmonieuse, plus confiante.

Comme tous les êtres humains, quand ça brûle, je préfère fuir. Ou m’énerver. Habitudes anciennes. Réactions mécaniques et faciles. Mais l’invisible se moque de mon désir de facilité. L’invisible toujours pousse à grandir.

Et si c’était exaltant de participer, ou d’être témoin de l’invisible qui vient inspirer les esprits pour écrire un nouveau chapitre de l’Histoire de l’Humanité ?

Les rituels, petits et grands, on en a besoin pour se connecter aux autres, aux saisons, à la terre, marquer les passages, abandonner l’ancien, entrer dans le neuf.

Dans la forêt, à un moment, il n’y a plus rien à exprimer. Accepter d’être imbibée de son atmosphère fertile et colorée, entrer en communion avec tout ce qui murmure, chatoie, caresse. Laisser grandir ce sentiment d’amour.