
Chronique de Nos Vies n°14 – DÉNOUER LES IMBROGLIOS
Souvent, flotte dans leur regard un mélange de désespoir et d’angoisse. Odile les fait asseoir, elle les écoute, puis elle cherche comment les aider.

Souvent, flotte dans leur regard un mélange de désespoir et d’angoisse. Odile les fait asseoir, elle les écoute, puis elle cherche comment les aider.

Lucie est désormais une artiste reconnue, travaillant sans relâche sur un immense projet – une artiste qui a su tracer sa route après les beaux-arts, après les galères, après avoir longtemps cherché le moyen adéquat d’exprimer ce qu’elle porte de singulier.

Il faut imaginer la violence qu’elle affronte à chaque instant, dans son quotidien, en Afrique du Sud. Le mépris, l’humiliation, la peur : voilà l’horizon pour une jeune femme à la peau sombre.

Tous les mouvements désormais, elle les fait en sens inverse, exprès. Les rires se multiplient. Et Stéphanie savoure chacun de ces rires, elle savoure d’être sous les projecteurs et de faire le clown.

Christine prend le relai, sa guitare en bandoulière. Deuxième choc de la soirée, émotion fulgurante qui me donne immédiatement le frisson.

Anxieuse parce qu’elle est seule, parce qu’elle n’a aucun détail sur cet endroit où elle débarque, parce qu’elle ne connaît personne dans la ville…

Déchirement : Yasmina répète ce mot plusieurs fois et le mot devient palpable. Il franchit l’espace de la table, il m’atteint en plein cœur.

Sa quête, par tous les canaux qu’Anne a pu explorer, c’est de trouver sa liberté et son message.

Pourtant, ce n’était pas gagné entre elle et moi, cette liberté de ton, cette intimité, cette confiance. C’est un coup de foudre tardif. Francine est la cousine germaine de ma grand-mère.

Du bout des doigts, comme si elle retirait des grains de poussière, elle retire et elle jette un peu plus loin ce qu’elle retire et que je ne vois pas.