
2025 / 17 : L’AMITIÉ COMME BOUCLIER
Depuis 25 ans, ma famille et mes amitiés sont des terrains d’expérimentation : comment s’aimer mieux ? Comment construire de la proximité, de la solidarité, de la sécurité affective ?

Depuis 25 ans, ma famille et mes amitiés sont des terrains d’expérimentation : comment s’aimer mieux ? Comment construire de la proximité, de la solidarité, de la sécurité affective ?

Nous avons besoin d’un horizon neuf, détaché des réflexes rigides du passé. Tout comme nous avons besoin de lumière et de poésie pour récupérer une dose de confiance et l’envie d’agir ensemble.

Le Chemin fait le cadeau de laver les soucis dans l’effort physique, dans la rencontre, dans la beauté. Immersion d’un corps dans la force des éléments, griller au soleil, s’envoler avec le vent, tremper dans une fontaine, courir pour échapper à l’averse, guetter l’ombre, grogner parfois, plaisanter régulièrement, avancer toujours.

Parfois on trouve le chemin pour s’entendre vraiment, pour bâtir une complicité à laquelle on a toujours aspiré. Il arrive, oui, que l’amour triomphe, et flambe dans les cœurs comme il n’a jamais flambé.

Il me semble que la transformation – du plomb en or, du drame en force de vie – est au centre de l’expérience humaine. À chaque fois qu’on réussit à desserrer l’étau de la douleur

Il y a tellement d’occasions où l’on se met en travers de son propre bonheur, son expansion, son rayonnement. Mais est-on condamné à rester son propre adversaire ?

Au cours d’une existence humaine, avec forcément son lot d’épisodes sombres, se joue régulièrement une lutte intime pour s’accrocher au désir de vivre. N’est-ce pas la plus difficile des luttes ?

Jusque tard dans la matinée, ils chantent. Un chœur d’oiseaux, logés dans l’arbre voisin, qui me rappellent que le printemps arrive. C’est la première année que je perçois si nettement les gazouillis joyeux.

J’ai envie de croire, à l’aube de l’année 2024, en notre capacité à nous ouvrir, tisser d’autres liens, tenter des transformations, pour construire une société plus souriante, plus harmonieuse, plus confiante.

Ce dimanche, le mistral souffle fort. Il faut une dose d’obstination pour contempler les derniers rayons flamboyants. Il faut une dose de courage pour rentrer chez soi, quand le froid de décembre attaque les corps de ses bourrasques sauvages.