
2023 / 1 : RELEVER LA TÊTE
Les expériences collectives ont des retentissements sur les destinées individuelles. Et, là, collectivement, nous sommes au bord du gouffre – ou nous pensons l’être. Où trouver les ressources pour se battre ?

Les expériences collectives ont des retentissements sur les destinées individuelles. Et, là, collectivement, nous sommes au bord du gouffre – ou nous pensons l’être. Où trouver les ressources pour se battre ?

J’aime chercher ce qui plaira aux uns et aux autres. Et j’aime, le jour J, raconter l’histoire de ma recherche, de mon choix. Sauf que le 25, ce n’est pas qu’histoire d’offrir. Il y a ce mouvement inverse, ce mouvement de recevoir qui m’est beaucoup plus difficile.

La rentrée me place face à une série de choix. La clarté me manque. Quand le canal se brouille, je me retrouve face au doute. Inconfortable le doute. Mais pas complètement inutile.

Dans chaque texte, il y avait des phrases qui répondaient directement à la conversation, qui procuraient un éclairage neuf et fabuleusement pertinent à des soucis évoqués. Stupéfiant de constater la résonance et la profondeur que présentaient les mots poétiques.

Je me souviens, petite, avoir souvent observé le reflet d’Elise, fascinée par ses gestes, par sa féminité.

Frapper, entendre sa voix, ouvrir, la trouver bien calée dans son fauteuil, en train de noter quelques mots sur la séance précédente.

On le sait, la planète est surexploitée, les ressources se tarissent, les écosystèmes exigent de souffler, il faut sortir du productivisme, de l’idéologie de la croissance, il faut inventer d’autres manières de faire tourner nos économies – et de vivre.

Bombay chaque jour change. La cité incarne cette Inde moderne, chaotique et pleine d’énergie, qui fourmille, qui pétille, impatiente de goûter à toutes les opportunités ouvertes par les nouvelles technologies et par cette économie bouillonnante.

Comment peut-on nier ce qui se passe aujourd’hui sur la terre, notre maison ? Combien de temps avant de décider de faire de notre problème climatique collectif une absolue priorité ?

Il faut être seule et vulnérable pour s’ouvrir à un pays. Il faut laisser derrière soi ce qui fait son identité, devenir cœur, oreille, œil, sensibilité et sensations.