
2025 / 14 : VERS LA SURPRISE
A l’heure de la reprise, je pense à vous qui me lisez. Peut-être que vous connaissez une situation similaire, cette expectative inconfortable…

A l’heure de la reprise, je pense à vous qui me lisez. Peut-être que vous connaissez une situation similaire, cette expectative inconfortable…

Dans l’enthousiasme, un périple sur le lieu de nos origines est organisé alors que jamais nous n’avions passé de vacances tous ensemble, jamais nous n’avions évoqué les zones de lumière et les parts d’ombre que contiennent notre lignée, comme n’importe quelle lignée.

Au cours d’une existence humaine, avec forcément son lot d’épisodes sombres, se joue régulièrement une lutte intime pour s’accrocher au désir de vivre. N’est-ce pas la plus difficile des luttes ?

Les expériences collectives ont des retentissements sur les destinées individuelles. Et, là, collectivement, nous sommes au bord du gouffre – ou nous pensons l’être. Où trouver les ressources pour se battre ?

Il y a des leçons qui sont cesse à réviser. Il y a des conseils qui sont sans cesse à réécouter. Notre esprit est une colline sur laquelle la pierre de la sagesse roule.

M’installer dans la cité phocéenne, c’est me donner le droit de poursuivre mes rêves, habiter dans un appartement plus grand, sous un climat plus doux, dans un rythme plus lent. C’est accueillir mon droit à être heureuse tout en donnant un espace beaucoup plus vaste à mon écriture.

Alexandra David-Néel vivra 100 ans. Une vie intense, vécue les yeux grands ouverts, poussée par sa curiosité, son courage, sa liberté, pressée par son envie d’accéder à la vérité, percer les mystères, traverser cette frontière fine entre visible et invisible.

Qu’avons-nous envie de créer pour nous, et pour les futures générations ? Cette semaine, j’ai pensé à Martin Luther King, à son fameux discours de 1963, « I have a dream ». A mon tour, je me suis mise à rêver.

D’un coup, le stress s’évanouit et je sens une joie immense qui monte du fond de mon ventre. Peut-être un cocktail d’endorphine, sérotonine et dopamine… Une porte s’ouvre et je sais que le meilleur est à venir.

Je me rends compte de tout ce que je vais devoir acquérir comme compétences techniques et comme langage pour devenir une vraie pro du micro. Leçon d’humilité – pas complètement confortable.