
2024 / 10 : QUEL HORIZON ?
À quoi rêver désormais ? Si on abolit les promesses trompeuses du consumérisme et du progrès technologique, à quoi se raccrocher pour espérer une vie bonne ?

À quoi rêver désormais ? Si on abolit les promesses trompeuses du consumérisme et du progrès technologique, à quoi se raccrocher pour espérer une vie bonne ?

Dans les prochaines décennies, alors que des changements délicats se profilent, la question de la latitude de nos choix se posera avec une acuité plus douloureuse. Si on perd le contrôle sur nos vies, comment tenir ? Avec quel moteur avancer ?

Quel choc de le rencontrer ! Six troncs, 40 mètres de hauteur, l’arbre en impose. Mon battement de cœur s’accélère, une vague de chaleur m’envahit.

J’ai envie de croire, à l’aube de l’année 2024, en notre capacité à nous ouvrir, tisser d’autres liens, tenter des transformations, pour construire une société plus souriante, plus harmonieuse, plus confiante.

Les animaux sauvages vivent en liberté, non domestiqués, dans la nature. Les fleurs sauvages poussent spontanément, sans être cultivées, là où une graine, portée par le vent, a trouvé refuge.

Dans la forêt, à un moment, il n’y a plus rien à exprimer. Accepter d’être imbibée de son atmosphère fertile et colorée, entrer en communion avec tout ce qui murmure, chatoie, caresse. Laisser grandir ce sentiment d’amour.

Qu’avons-nous envie de créer pour nous, et pour les futures générations ? Cette semaine, j’ai pensé à Martin Luther King, à son fameux discours de 1963, « I have a dream ». A mon tour, je me suis mise à rêver.

Quitter la protection de la salle et du feu, prendre la direction de la forêt dense et sombre. A un moment, à un endroit, se séparer. Chacune écoute son intuition, chacune emprunte le chemin qui l’appelle.
Plus vivante, je deviens – parce que les capteurs s’ouvrent, parce que je suis en lien, parce que d’être si petite dans une nature si diverse, si grande, si belle, me donne l’impression d’être entourée et choyée.

Cette semaine, alors que la vie reprend timidement ses couleurs, entrainant chez moi un mélange d’excitation et d’anxiété, je cherche comment cultiver la confiance.