
Chronique de l’Ailleurs n°17 – SOUVENIR D’ÉTÉ, UNE DANSE, UNE RENCONTRE
Il a frôlé mon bras, en passant, et j’ai ressenti une décharge électrique. Personne, jamais, n’avait provoqué un telle réaction sur mon épiderme.

Il a frôlé mon bras, en passant, et j’ai ressenti une décharge électrique. Personne, jamais, n’avait provoqué un telle réaction sur mon épiderme.

Une voix me disait qu’il fallait finir l’aventure ici, dans la Cité de la Joie. Auprès de l’héroïne des pauvres, chez Mère Teresa.

Et je ne sais pas quoi lui dire, moi qui ne connais rien de son histoire, son périple jusqu’ici, ses galères.

Au-delà du petit papier qu’on va glisser dans l’urne dimanche, il est temps pour chacun de nous de faire sa part de colibri, de contribuer à éteindre l’incendie, de trouver des voies, chacun où on est, avec les moyens du bord, pour colmater les brèches, bâtir des ponts, participer à l’espoir.

Et si on essayait de lister ce qu’on a envie de vivre, ensemble, pour demain, au lieu de s’entre-tuer ?

La démocratie est-elle un ring de boxe ? Faut-il cracher sur les autres camps pour arriver au pouvoir ?

Au moment de voter, réflexion sur la liberté, sur les règles pour fonctionner ensemble, sur la non-violence comme principe premier.

Le bonheur ne relève pas du politique. Aucun politicien ne pourra résoudre tout seul ce qui doit être résolu : chacun, à son échelle, doit s’impliquer, contribuer, agir.

Un détour par un conte, par l’histoire du roi Victor, pour parler politique : « Si tu veux que ton pays se relève, tu dois enseigner à ton peuple l’Amour »

En 2005, je suis partie travailler pour une ONG en Cisjordanie. En mars 2012, est sorti mon roman « Après Ramallah », inspiré de cet épisode de ma vie.