
2025 / 20 : RECTIFIER LE CAP
Aujourd’hui, je crois qu’il est sain de revoir comment j’utilise mon temps, mon énergie – j’ai besoin d’un nouvel alignement.

Aujourd’hui, je crois qu’il est sain de revoir comment j’utilise mon temps, mon énergie – j’ai besoin d’un nouvel alignement.

Depuis des années, ma grand-mère Nicole me parle de cette folle histoire, qui attrape et hypnotise. Entre les lignes, je comprends qu’elle, avec ses cheveux blancs et ses soixante-treize ans, elle dont le quotidien est devenu si calme, éprouve une admiration irrépressible pour la protagoniste, inapte aux compromis et aux convenances.

Vient l’heure de repenser le rapport à la vie, réfléchir au pourquoi de son incarnation terrestre. Revenir aux enseignements de l’antiquité grecque ?

À quoi rêver désormais ? Si on abolit les promesses trompeuses du consumérisme et du progrès technologique, à quoi se raccrocher pour espérer une vie bonne ?

Quelle est l’essence de l’acte d’écriture ? Si on admet qu’il y a un processus préliminaire à la publication, de quoi est-il vraiment question quand on pose des mots sur le papier ?

Récemment, j’ai entendu l’expression « productivité toxique » et j’ai tressailli. Dans ces mots, j’ai reconnu notre époque et ses travers. Cette course perpétuelle pour répondre aux sollicitations professionnelles, administratives, domestiques, sociales.

Avec le jeu des ombres, dans la caverne, tout est effrayant. Platon dit : il faut sortir. Quitter l’obscurité, remonter à la surface, retrouver la vérité de ce qui se contemple avec les rayons du soleil.

Se débarrasser de l’ancien, du périmé, de l’encombrant. Une pulsion à faire le vide, pour larguer les amarres. Mais que se passe-t-il quand le départ ne calme pas cette pulsion ?

S’interroger sur le sacré nous ramène à nos valeurs, nos priorités, ce que l’on tient pour précieux, ce qui nous inspire le respect. Et si, en plus, cette réflexion avait des dimensions pratiques ?

Les expériences collectives ont des retentissements sur les destinées individuelles. Et, là, collectivement, nous sommes au bord du gouffre – ou nous pensons l’être. Où trouver les ressources pour se battre ?