Ballons, ciel, coucher soleil, montagnes

Chronique de l’Ailleurs n°47 – VERS 2018

Terminer une année et se donner le droit, un court instant, de se retourner. Mesurer le chemin parcouru, se sentir fière des victoires, pleurer ce qui n’a pas su s’inscrire dans la réalité. Heure du bilan – se concentrer sur le positif, inlassablement, car même dans la douleur, il y a quelque chose à apprendre, une occasion de grandir.

Cette année, surtout, j’ai eu le bonheur de voir cette page réunir de plus en plus de lecteurs et de lectrices. 5000, c’est un chiffre conséquent ! Pari fou de diffuser sur Facebook, chaque semaine, de la poésie : avoir la conviction que la beauté, la sensibilité, la profondeur sont des denrées rares, et nécessaires.

Pari angoissant de livrer des textes à moi à la même fréquence. J’avais peur de l’indifférence mais aussi des jugements, du mépris, des commentaires rapides qui clouent au pilori. J’ai de la chance d’être tombée sur vous.

Vous savez, vouloir écrire, vouloir en vivre, comme pour d’autres métiers artistiques, les peintres, les musiciens, les comédiens, c’est compliqué. Il faut savoir jongler pour gagner sa vie d’un côté, préserver du temps de l’autre pour poser des mots. Il y a des jours où l’équilibre est difficile à trouver, où la fragilité prend le dessus. Investir les réseaux sociaux, c’est tenter de construire des liens avec des gens qui dépassent mes cercles habituels, c’est me donner une chance d’élargir mon lectorat, de rassembler davantage de participants pour les ateliers d’écriture que j’anime. Expérience que j’ai aimé mener, malgré les zones de turbulences, découragement, vertige.

Comme 2017 se finit, permettez-moi un moment de sentimentalisme, permettez-moi de vous remercier pour votre fidélité, votre bienveillance, vos petits mots qui m’ont si souvent réchauffé le cœur. Je n’ai pas toujours le temps de répondre à chaque commentaire mais, assidûment, attentivement, je les lis.

Pour 2018, alors quels projets ? Plusieurs chantiers dont le roman en cours, priorité absolue (cf. chronique 43), et bien sûr, poursuivre avec vous ! Continuer à semer de la poésie. Continuer à partager mes textes. La thématique de 2018 sera le portrait. Je vais délaisser le « je », pour vous parler des femmes et des hommes que je croise, que je côtoie, que je cherche à comprendre. Ecrire leurs histoires et leurs envies dans ce monde qui change. Ecrire notre humanité qui se mobilise alors que les questions écologiques nous obligent à revoir nos façons de consommer, travailler, éduquer, créer, incarner la solidarité.

Serez-vous au rendez-vous ? Quels sont vos projets pour 2018 ?  Laissez un mot en commentaire.