
2022 / 10 : JOIE CONTAGIEUSE
D’un coup, le stress s’évanouit et je sens une joie immense qui monte du fond de mon ventre. Peut-être un cocktail d’endorphine, sérotonine et dopamine… Une porte s’ouvre et je sais que le meilleur est à venir.

D’un coup, le stress s’évanouit et je sens une joie immense qui monte du fond de mon ventre. Peut-être un cocktail d’endorphine, sérotonine et dopamine… Une porte s’ouvre et je sais que le meilleur est à venir.

Pour débrancher de la semaine écoulée, j’épluche des carottes. J’aime ce temps suspendu, cette ambiance d’hiver qui pousse à se réfugier en cuisine. J’aime ce moment où il n’y a rien à chercher, juste se mettre au diapason de l’activité des mains. J’en suis à la phase couteau et fines rondelles quand le téléphone sonne.

Quitter la protection de la salle et du feu, prendre la direction de la forêt dense et sombre. A un moment, à un endroit, se séparer. Chacune écoute son intuition, chacune emprunte le chemin qui l’appelle.

Parler sans plus s’arrêter, parler comme jamais, dans une complicité qu’on croyait perdue, qu’on pensait avoir abandonné à la fin de l’adolescence, sur des photos décolorées.

En GERME : Un minuscule carnet. De couleur verte, un vert acidulé. Avec de minuscules pages. Comme les gamines les adorent. Je ne sais plus qui me l’a donné. Mais je sais que le carnet me plaît. Dedans, j’écris ma première histoire.

Comment ça démarre un projet d’écriture ? C’est assez bizarre, en fait. Une urgence qui s’impose, qui fait valdinguer le reste. Comme si la personne qui écrit se retrouvait au centre d’une conspiration invisible.

En 2018, en 35 courtes chroniques, je vous ai proposé une série de portraits. J’avais envie de mettre en lumière des personnalités incroyables, des projets innovants, parmi tous ceux que notre société génère.

En 2018, en 35 courtes chroniques, je vous ai proposé une série de portraits. J’avais envie de mettre en lumière des personnalités incroyables, des projets innovants, parmi tous ceux que notre société génère.

Étudiantes, entre Lou et Betty, c’est un jeu. Échanger entre deux portes, entre deux cours, mine de rien, des pages photocopiées. Comme s’il s’agissait d’un produit dangereux, comme si la substance était toxique. Bouffée d’adrénaline. Leur secret, ce jeu entre elles deux.

Au départ, il y a une question : quelle est ma valeur en tant que femme ? Une question qui surgit à l’adolescence quand Camille observe le décalage entre le discours des profs à l’école, et la réalité à la maison.