
2025 / 20 : RECTIFIER LE CAP
Aujourd’hui, je crois qu’il est sain de revoir comment j’utilise mon temps, mon énergie – j’ai besoin d’un nouvel alignement.

Aujourd’hui, je crois qu’il est sain de revoir comment j’utilise mon temps, mon énergie – j’ai besoin d’un nouvel alignement.

A l’heure de la reprise, je pense à vous qui me lisez. Peut-être que vous connaissez une situation similaire, cette expectative inconfortable…

Quand mes cellules ont besoin d’une dose supplémentaire de joie, je me débrouille pour repartir dans un lieu où je vais avoir l’occasion de me perdre. Juste pour découvrir qui se placera sur ma trajectoire.

Le Chemin fait le cadeau de laver les soucis dans l’effort physique, dans la rencontre, dans la beauté. Immersion d’un corps dans la force des éléments, griller au soleil, s’envoler avec le vent, tremper dans une fontaine, courir pour échapper à l’averse, guetter l’ombre, grogner parfois, plaisanter régulièrement, avancer toujours.

Depuis des années, ma grand-mère Nicole me parle de cette folle histoire, qui attrape et hypnotise. Entre les lignes, je comprends qu’elle, avec ses cheveux blancs et ses soixante-treize ans, elle dont le quotidien est devenu si calme, éprouve une admiration irrépressible pour la protagoniste, inapte aux compromis et aux convenances.

Il me semble que la transformation – du plomb en or, du drame en force de vie – est au centre de l’expérience humaine. À chaque fois qu’on réussit à desserrer l’étau de la douleur

« Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’empêcheront pas le printemps ! » a écrit Pablo Neruda en 1973 – soulignant combien la force du vivant alimente une ardeur subversive.

La guerre apporte souffrance et misère. Elle demande d’immenses efforts pour s’en dépêtrer, laissant toujours une population brisée par l’expérience de la férocité et de la mort. En rien, cela ne ressemble à un futur désirable.

Comme il est confortable de se débarrasser de sa propre responsabilité, comme il est facile de jouer la carte du rejet, de l’humiliation, de la brutalité. Désagréable de regarder en face cet aspect de la nature humaine.

Dans les prochaines décennies, alors que des changements délicats se profilent, la question de la latitude de nos choix se posera avec une acuité plus douloureuse. Si on perd le contrôle sur nos vies, comment tenir ? Avec quel moteur avancer ?