
2025 / 13 : LA JOIE DE L’INCONNU
Quand mes cellules ont besoin d’une dose supplémentaire de joie, je me débrouille pour repartir dans un lieu où je vais avoir l’occasion de me perdre. Juste pour découvrir qui se placera sur ma trajectoire.

Quand mes cellules ont besoin d’une dose supplémentaire de joie, je me débrouille pour repartir dans un lieu où je vais avoir l’occasion de me perdre. Juste pour découvrir qui se placera sur ma trajectoire.

Le Chemin fait le cadeau de laver les soucis dans l’effort physique, dans la rencontre, dans la beauté. Immersion d’un corps dans la force des éléments, griller au soleil, s’envoler avec le vent, tremper dans une fontaine, courir pour échapper à l’averse, guetter l’ombre, grogner parfois, plaisanter régulièrement, avancer toujours.

De mon épopée en Grèce, si je ne devais témoigner que d’une seule chose, ce serait de cela : la vie est généreuse, solaire, facétieuse. A une condition.

Dans leur Auvergne natale, celle des années 30 et 40, alors que la famille s’affairait à faire tourner la ferme, s’occuper des bêtes et des champs, Marthe et Marie-Rose, les soeurs d’Elise, passaient leurs soirées à étudier pour passer des diplômes par correspondance.

Avec le jeu des ombres, dans la caverne, tout est effrayant. Platon dit : il faut sortir. Quitter l’obscurité, remonter à la surface, retrouver la vérité de ce qui se contemple avec les rayons du soleil.

Se débarrasser de l’ancien, du périmé, de l’encombrant. Une pulsion à faire le vide, pour larguer les amarres. Mais que se passe-t-il quand le départ ne calme pas cette pulsion ?

Mets tout sur pause et quitte ta routine. Va reprendre des forces. Accepte de bifurquer, accepte de ne pas savoir ce qui surgira. Attrape le fil d’Ariane.

De mes épopées vers Compostelle, je garde le parfum des instants de grâce… Mais quels sont les ingrédients qui permettent la réparation d’une âme ?

Sur les routes du monde, à plusieurs reprises, j’ai refait cette expérience : être accueillie et chouchoutée par des inconnus.

M’installer dans la cité phocéenne, c’est me donner le droit de poursuivre mes rêves, habiter dans un appartement plus grand, sous un climat plus doux, dans un rythme plus lent. C’est accueillir mon droit à être heureuse tout en donnant un espace beaucoup plus vaste à mon écriture.