
2023 / 15 : ALEX ET LA BANDE
Une bande de filles occupées à refaire le monde, à discuter de l’avenir, à s’interroger sur ce qu’on désirait profondément. Occupées à mettre de la légèreté, de la liberté, dans un quotidien qui nous semblait étriqué.

Une bande de filles occupées à refaire le monde, à discuter de l’avenir, à s’interroger sur ce qu’on désirait profondément. Occupées à mettre de la légèreté, de la liberté, dans un quotidien qui nous semblait étriqué.

Plus besoin de s’inquiéter qu’il se brise. Plus besoin de se protéger de trop, ou trop peu, d’amour. Le cœur est un organe solide, il s’étire, grandit, survit aux ouragans et aux séismes.

De mon épopée en Grèce, si je ne devais témoigner que d’une seule chose, ce serait de cela : la vie est généreuse, solaire, facétieuse. A une condition.

Le mouvement qui s’est invité, c’est un air léger qui se faufile vers son cœur blessé. Un air qui fait surgir un inconnu, un inconnu qui propose, allons faire un tour, je t’emmène voir le phare.

Ce que je sais déjà, c’est que mon histoire rejoint celle de millions et millions de femmes – à qui on a souvent demandé de se taire, de garder la souffrance à l’intérieur, ajoutant ainsi la solitude à la peine. Je pense à elles, à nous, à nos envies d’enfant restées suspendues.

Se rappeler que, face à nos émotions, il y a de la place pour le choix. Un choix pour chacun d’entre nous, enfant ou adulte, à chaque minute. Ne pas se laisser embarquer par le drame intérieur. Exercer sa liberté, sa volonté, sa responsabilité.
S’est imposé le silence. Dans la forêt, à un moment, il n’y a plus rien à exprimer. Accepter d’être imbibée de son atmosphère fertile et colorée, entrer en communion avec tout ce qui murmure, chatoie, caresse.

La poésie se veut invitation à ouvrir nos capteurs, arrêter le temps, embrasser l’énigme merveilleuse qui fait pulser le vivant, les fleurs, les grains de sable, les étoiles.

J’aime être au diapason de ce qui se joue sur le terrain symbolique. Là, je sais que l’invitation du calendrier est d’interroger ce qui doit mourir en soi pour mieux renaitre, vert, vibrant, parfumé.

Les efforts, évidemment, on sait tous en fournir… Mais cette grâce, comment la trouver puisqu’elle ne dépend pas d’un acte de volonté ?