
Chronique vers la publication n°14 – ÉCRIT VS ORAL ?
J’ai repensé aux discours de Martin Luther King, cet homme qui a déplacé des montagnes par ses actions et par ses mots, des mots dans lesquels il savait mettre toute son âme.

J’ai repensé aux discours de Martin Luther King, cet homme qui a déplacé des montagnes par ses actions et par ses mots, des mots dans lesquels il savait mettre toute son âme.

Étrange de rencontrer des lectrices et des lecteurs autour de ce livre publié en 2012. Ce n’est pas que je renie ce roman, c’est qu’il appartient à une autre période de ma vie et de mon travail.

À quoi sert le geste d’écrire, de peindre, de chanter, alors que la tempête gronde ? Quel est le rôle de l’artiste à l’heure du changement climatique ?

Je crois que c’est en juin que tout a basculé. Soudain, alors que le soleil s’est mis à chauffer dans le ciel, j’ai ressenti une joie de plus en plus intense, de plus en plus fréquente.

C’est vrai que c’est important d’entretenir le lien avec un chantier littéraire. Y travailler par petites touches, de façon régulière. Avec une stratégie à soi.

Curieusement, en France, contrairement aux peintres, un écrivain ne devrait avoir aucune formation initiale. Comment alors apprendre le métier ?

Écrire serait le résultat d’un phénomène surnaturel : se planter devant une feuille et hop l’histoire, les personnages, les mots arriveraient. Vraiment ?

Étudiantes, entre Lou et Betty, c’est un jeu. Échanger entre deux portes, entre deux cours, mine de rien, des pages photocopiées. Comme s’il s’agissait d’un produit dangereux, comme si la substance était toxique. Bouffée d’adrénaline. Leur secret, ce jeu entre elles deux.

Au départ, il y a une question : quelle est ma valeur en tant que femme ? Une question qui surgit à l’adolescence quand Camille observe le décalage entre le discours des profs à l’école, et la réalité à la maison.

Tout commence il y a trois ans, fin novembre 2015. A cette époque, Paris est sous le choc. Il y a des nuages noirs au-dessus de la ville, des nuages de peur, de chagrin, de désespoir. Sous la terre, dans l’univers du métro, les gens sont angoissés.