Auteure | Coach Littéraire

Chronique vers la publication n°10 – UNE DOSE D’ECRITURE

Il y a les lève-tôt qui sont devant leur ordinateur à l’aube. Il y a les plus tranquilles qui commencent d’abord par une tasse de thé, il y les physiques qui ont besoin de marcher, courir, nager pour démarrer, il y a quelques noctambules qui s’y mettent quand les autres dorment. Il y a, enfin, celles et ceux qui se moquent de l’heure, le tout c’est d’y revenir tous les jours.

Beaucoup se fixent des quotas journaliers, un nombre de mots, un nombre de pages, un nombre d’heures : cerner les lettres avec des chiffres, pouvoir quantifier la matière, dompter la force de création en l’obligeant à rentrer dans des cases. Comme les équipes sportives, entrainement assidu, se forger un mental et une routine pour gagner.

Est-ce que ça marche mieux ainsi ? Franchement, les recettes de cuisine, pour l’écriture, je n’y crois pas. Je ne crois pas au modèle unique, s’obliger à pondre 150 lignes par jour, comme méthodologie pour finir un livre. Car il faut également des temps de repos, réflexion, maturation. Je crois qu’il faut s’observer, se connaître, repérer ce qui facilite le processus créatif. Prendre en compte ses habitudes, tout en se donnant à soi-même un cadre pour tenir dans la distance, même dans les moments où l’envie se fait chancelante.

Et c’est vrai que c’est important d’entretenir le lien, au-delà des quotas, avec un chantier littéraire. Y travailler par petites touches, de façon régulière. Parfois, le lien c’est juste quelques notes dans un carnet. Parfois, c’est avancer dans des recherches pour nourrir le projet. Parfois c’est, le temps de la douche, la vaisselle, les courses, réfléchir à un chapitre, une scène, un personnage.

Quand le rythme est très intense, il m’arrive d’écrire un texte dans le bus, allant d’un point A à un point B. Dans ce temps volé, je tapote sur mon téléphone pour accoucher d’une chronique. Pour le livre, en revanche, les micro-parenthèses dans les transports ne suffisent pas. Et souvent, malheureusement, je n’arrive pas à dégager plus de temps la semaine, le week-end, pour plonger dans le récit, tisser les morceaux manquants.

Ma stratégie, c’est alors de bloquer des journées, des semaines, l’été. Retirer pour un temps tout ce qui empêche d’être disponible à l’écriture. Mettre à distance la vie amicale, m’éloigner un temps des clients et des réseaux sociaux, fermer les volets, changer de rythme, écrire, relire, reprendre, écrire encore. Exister uniquement pour l’histoire. Accepter cette présence envahissante du roman.

C’est pour cela que cet été, je vais arrêter de créer du contenu pour vous. Dans ce contexte, chers lecteurs, chères lectrices, j’ai décidé deux choses : 1/ publier à nouveau sur ma page des textes que j’ai mis en ligne ici depuis 2016. Des textes auxquels je tiens, que vous n’avez peut-être pas eu l’occasion de découvrir à l’époque.

2/ Pour vos envies de poésie, je vous invite à explorer la centaine de poèmes, proposés sur cette page depuis janvier 2017. Et surtout, je vous invite à prendre le relais… A vous de jouer cet été, de dénicher des textes poétiques qui vous plaisent, mettez-les en ligne, option diffusion publique, avec les hashtags #semerdelapoesie #semerdelabeauté#semerdelajoie #artcolibri #artquinourrit et pensez à mentionner mon nom @MathildeVermer… Ainsi je serai au courant et je pourrai partager vos trouvailles… Je compte sur vous pour ce challenge et je vous dis rendez-vous en septembre pour du nouveau contenu littéraire !

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Au fait, qu’avez-vous prévu pour cet été ? à quoi allez-vous consacrer votre énergie ? Laissez un mot en commentaire.

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