
2024 / 4 : DU FOND DES ÂGES
Apparaissent des symboles de chevaux, de bouquetins et même de pingouins. Des empreintes ancestrales qui dévoilent un lieu sacré, et racontent une Provence inconnue, bousculée par une ère glaciaire.

Apparaissent des symboles de chevaux, de bouquetins et même de pingouins. Des empreintes ancestrales qui dévoilent un lieu sacré, et racontent une Provence inconnue, bousculée par une ère glaciaire.

Au-delà de ses prouesses littéraires, elle a une place particulière dans mon cœur parce qu’elle a su aimer. Follement.

Parce que c’est merveilleux ce souffle qui court, fil inébranlable, d’un corps à un autre, comme une flamme olympique. Parce que les épreuves et victoires de nos ancêtres font les femmes que nous sommes aujourd’hui.

Au-delà du travailleur, du parent, du bénévole dans une association, au-delà de toutes les étiquettes, de tous les discours huilés, nous avons une âme. Audacieuse, joueuse, rieuse.

Garder le sourire, sur le papier je veux bien, mais parfois on fait comme on peut… Je repense à ma traversée des derniers mois, la grossesse, la fausse-couche, la douleur, la fatigue. Beaucoup de larmes versées jusqu’au déclic, jusqu’à la remontée vers la surface.

Soudain, je me lève, prends place devant le groupe. Je tourne la tête et plante mon regard dans celui de Myriam : tu chantes avec moi ? Elle acquiesce, comme si elle attendait la question. Elle me rejoint, ferme un instant les yeux, concentration.

Dans la forêt, à un moment, il n’y a plus rien à exprimer. Accepter d’être imbibée de son atmosphère fertile et colorée, entrer en communion avec tout ce qui murmure, chatoie, caresse. Laisser grandir ce sentiment d’amour.

Ce que je sais déjà, c’est que mon histoire rejoint celle de millions et millions de femmes – à qui on a souvent demandé de se taire, de garder la souffrance à l’intérieur, ajoutant ainsi la solitude à la peine. Je pense à elles, à nous, à nos envies d’enfant restées suspendues.

Sortir de notre savoir ignorant et prétentieux pour accueillir le divin de cette terre qui nous abrite. Passer d’une haine facile et banale à un amour sans cesse renouvelé par un œil qui admire la richesse de la vie.

Alors que je m’occupe de réorganiser mon agenda, une pensée surgit. En ce moment, ça rame. Impression d’être un lion en cage – obligée de rester docile alors que j’ai tellement envie de sillonner la savane.