
2022 / 10 : JOIE CONTAGIEUSE
D’un coup, le stress s’évanouit et je sens une joie immense qui monte du fond de mon ventre. Peut-être un cocktail d’endorphine, sérotonine et dopamine… Une porte s’ouvre et je sais que le meilleur est à venir.

D’un coup, le stress s’évanouit et je sens une joie immense qui monte du fond de mon ventre. Peut-être un cocktail d’endorphine, sérotonine et dopamine… Une porte s’ouvre et je sais que le meilleur est à venir.

Parfois, on vérifie cette chose a priori étrange, inconfortable, révoltante : c’est dans les épreuves qu’on grandit. C’est en affrontant la tempête qu’on peut un jour se retourner pour en voir les bénéfices primaires, secondaires, tertiaires.

Dans chaque texte, il y avait des phrases qui répondaient directement à la conversation, qui procuraient un éclairage neuf et fabuleusement pertinent à des soucis évoqués. Stupéfiant de constater la résonance et la profondeur que présentaient les mots poétiques.

Les poètes sont fondamentalement des êtres sensibles, c’est-à-dire en contact avec leurs émotions, leur époque, le vivant. Ils écrivent par nécessité absolue – leurs mots nous extraient de nos uniformes, de nos trajectoires en ligne droite, pour nous rappeler l’essentiel.

Je me rends compte de tout ce que je vais devoir acquérir comme compétences techniques et comme langage pour devenir une vraie pro du micro. Leçon d’humilité – pas complètement confortable.

Sortir de notre savoir ignorant et prétentieux pour accueillir le divin de cette terre qui nous abrite. Passer d’une haine facile et banale à un amour sans cesse renouvelé par un œil qui admire la richesse de la vie.

Alors que je m’occupe de réorganiser mon agenda, une pensée surgit. En ce moment, ça rame. Impression d’être un lion en cage – obligée de rester docile alors que j’ai tellement envie de sillonner la savane.

Mon corps sait que la femme ne rigole pas, qu’elle est habitée de pulsions carnassières, et que l’homme est en danger. Dans les filets de pareils prédateurs, il est impossible de se défendre.

Et me voilà qui récupère des notes sur mon téléphone, comme d’un grimoire lumineux, et je lui lis plusieurs fragments, comme une réponse à Tagore, comme une réaction à son élan, comme une manière délicieusement désuète de jouer avec le trouble.

Oui, nous vivons dans un monde chaotique. Bizarrement, c’est une bonne nouvelle. Parce que le chaos est le temps de l’initiation, de la croissance intérieure, de l’intuition.