
2023 / 13 : CIEL MES BIJOUX
De mon épopée en Grèce, si je ne devais témoigner que d’une seule chose, ce serait de cela : la vie est généreuse, solaire, facétieuse. A une condition.

De mon épopée en Grèce, si je ne devais témoigner que d’une seule chose, ce serait de cela : la vie est généreuse, solaire, facétieuse. A une condition.

Dans leur Auvergne natale, celle des années 30 et 40, alors que la famille s’affairait à faire tourner la ferme, s’occuper des bêtes et des champs, Marthe et Marie-Rose, les soeurs d’Elise, passaient leurs soirées à étudier pour passer des diplômes par correspondance.

Avec le jeu des ombres, dans la caverne, tout est effrayant. Platon dit : il faut sortir. Quitter l’obscurité, remonter à la surface, retrouver la vérité de ce qui se contemple avec les rayons du soleil.

Se débarrasser de l’ancien, du périmé, de l’encombrant. Une pulsion à faire le vide, pour larguer les amarres. Mais que se passe-t-il quand le départ ne calme pas cette pulsion ?

Mets tout sur pause et quitte ta routine. Va reprendre des forces. Accepte de bifurquer, accepte de ne pas savoir ce qui surgira. Attrape le fil d’Ariane.

Au-delà de ses prouesses littéraires, elle a une place particulière dans mon cœur parce qu’elle a su aimer. Follement.

La rentrée me place face à une série de choix. La clarté me manque. Quand le canal se brouille, je me retrouve face au doute. Inconfortable le doute. Mais pas complètement inutile.

Je lis et j’écris pour vivre plus vaste, pour repousser les limites de mon univers, de mon esprit, pour me nourrir de beauté, pour sentir ma poitrine se gonfler d’amour, pour être en contact avec la joie qui se loge au creux de mon ventre… et je m’adresse à des personnes qui ont ce même désir de vivre plus vaste.

Très étonnant ce calme, vraiment. J’entends les coups de klaxon, je vois les mimiques énervées – je n’en reviens pas de rester si zen. D’autant plus que c’est une grande première pour moi de conduire seule – et j’ai visiblement choisi le moment et le lieu pour une première.
Il y a quelques années, j’ai compris que cette fable du sauveur n’était pas un poison uniquement réservé aux femmes. Tous les êtres humains peuvent tomber dans ce piège, ils peuvent tous succomber à la tentation de déléguer à un autre, plus malin, plus fort, plus beau, la réalisation de leurs rêves.