
2021 Chronique V8 – VIE MORT VIE
J’aime être au diapason de ce qui se joue sur le terrain symbolique. Là, je sais que l’invitation du calendrier est d’interroger ce qui doit mourir en soi pour mieux renaitre, vert, vibrant, parfumé.

J’aime être au diapason de ce qui se joue sur le terrain symbolique. Là, je sais que l’invitation du calendrier est d’interroger ce qui doit mourir en soi pour mieux renaitre, vert, vibrant, parfumé.

Proposer un cessez-le-feu, puis inviter nos partenaires à jouer une autre partition, délivrée des habitudes de mépris, de pouvoir, de brutalité. Les inviter depuis un autre espace en soi que celui de la belligérance. Dialoguer avec eux depuis cette partie en soi reliée au cosmos, cette partie d’amour, qui ne se résume pas à une formule.

Parler sans plus s’arrêter, parler comme jamais, dans une complicité qu’on croyait perdue, qu’on pensait avoir abandonné à la fin de l’adolescence, sur des photos décolorées.

Comme souvent, la vie, joueuse, a décidé de me tester. Car la vie sait qu’il faut ramener les grandes questions dans le concret, le quotidien, le minuscule. Ah bon, m’a-t-elle dit, tu crois en l’Amour ?

Par toutes les traditions spirituelles, nous sommes invités à ressentir avec le cœur, à interagir au quotidien avec bienveillance, à limiter les jugements et projections fabriqués par la tête. En fait, c’est par l’Amour que nous pouvons vivre cette expérience de l’unité.

Car nous avons tous des envies et des talents. Et l’essentiel, c’est d’abord de les reconnaître. D’y croire. De croire en soi. De croire qu’on a des cartes à jouer, des contributions à apporter autour de nous.

Il y a de l’espace pour du neuf, de l’inconnu, d’autres traces, des souvenirs futurs, des traductions tangibles d’émotions sensibles.

Éloge du mouvement, recevoir, donner, parfois c’est toi, parfois c’est moi, l’aide circule, ça tourne, ce qui compte, c’est d’agir ensemble, de franchir ensemble les épreuves, comme des occasions de ressentir de l’amour.

Plutôt que résister au changement dans une tentative vaine, la philosophie orientale conseille aux êtres humains d’embrasser ce changement. La question devient alors : comment se renouveler ?

Le XXIème siècle doit être le siècle d’une rupture magistrale avec des millénaires où les rapports humains ont été fondés sur la domination. L’heure est au passage à des modes de coopération.