Auteure | Conférencière | Coach Littéraire

2021 Chronique V15 – VAGUES DE JUIN

Ce coup de Trafalgar, je ne l’ai pas vu venir. Une mauvaise nouvelle qui m’a secouée, qui a réveillé mon chagrin… Et ma première réaction a été de plonger dans la vieille rengaine du « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Comme si j’étais visée, dans mon essence, par l’événement. C’est une pente sur laquelle je sais que je glisse facilement : transformer l’épreuve en affaire personnelle. Tellement facile d’en vouloir aux autres et aux astres, pour les drames qui nous arrivent. Tellement simple de laisser le cerveau interpréter cela comme une confirmation d’un sort qui s’acharne.

Heureusement, dans un deuxième temps, je sais désormais respirer, prendre du recul, poser les choses à plat. J’ai acquis, ces dernières années, une dextérité pour changer de perspective, retourner le problème, l’agiter de façon tonique pour éviter que la pulpe ne reste en bas et que moi-même je reste apitoyée sur mes malheurs. La vie ne me doit rien, la vie ne me persécute pas, la vie se contente de se présenter à moi sous toutes ses formes, parfois la vague est douce, parfois elle est violente. A moi de savourer les cadeaux des instants magiques, à moi d’apprendre et d’évoluer quand ça fait mal. Exigeant comme vision, mais ô combien initiatique.

Preuve que ça fonctionne : le sens de l’épreuve s’est clarifié dans mon esprit et la vie est immédiatement venue me chercher pour empêcher les larmes de s’éterniser. De nouveaux contacts ont frappé à ma porte, de nombreuses sollicitations professionnelles ont accéléré le rythme de mes journées… Pas possible de me laisser aller, agir pour retrouver mon centre, rassembler mon énergie. Résultat : le podcast poétique que je prépare est en train de naitre, les conférences que je donne trouvent des débouchés neufs. Tout est encore sur le fil, aucun contrat signé, mais l’effervescence du moment me porte.

En m’arrêtant un instant pour faire le point sur la semaine écoulée, je constate que le chagrin est toujours là, en sourdine. Mais c’est un chagrin qui ne remet pas en cause mon enracinement, ma verticalité, mon optimisme. Je me sens de plus en plus vivante, solide, intuitive, à ma place. Au-delà des tempêtes passagères, je reçois de l’aide pour bâtir mes rêves et je perçois combien le chemin parcouru a été nécessaire pour atteindre le seuil où je me tiens maintenant. La vague qui m’entraine est vigoureuse, elle me pousse à surfer, avec la joie comme boussole et la confiance comme mantra. Et cette vague, par sa beauté, par sa force, par l’excitation qu’elle génère en moi, me donne envie de pleurer des larmes de bonheur… Et franchement, entre tristesse et bonheur, je choisis la seconde option !

Et vous, savez-vous convertir le plomb en or ?

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