
2021 Chronique V9 – VERTICAL ET HORIZONTAL
La poésie se veut invitation à ouvrir nos capteurs, arrêter le temps, embrasser l’énigme merveilleuse qui fait pulser le vivant, les fleurs, les grains de sable, les étoiles.

La poésie se veut invitation à ouvrir nos capteurs, arrêter le temps, embrasser l’énigme merveilleuse qui fait pulser le vivant, les fleurs, les grains de sable, les étoiles.

Proposer un cessez-le-feu, puis inviter nos partenaires à jouer une autre partition, délivrée des habitudes de mépris, de pouvoir, de brutalité. Les inviter depuis un autre espace en soi que celui de la belligérance. Dialoguer avec eux depuis cette partie en soi reliée au cosmos, cette partie d’amour, qui ne se résume pas à une formule.

Parler sans plus s’arrêter, parler comme jamais, dans une complicité qu’on croyait perdue, qu’on pensait avoir abandonné à la fin de l’adolescence, sur des photos décolorées.

Évidemment, il faut partir un jour. Évidemment, à 98 ans, on peut dire que tu as profité de ta vie, mon Pierre. Évidemment, je suis triste. Savoir que viendraient les adieux, le savoir avec la tête, n’empêche pas le chagrin qui pèse là, sur ma poitrine.

Comme souvent, la vie, joueuse, a décidé de me tester. Car la vie sait qu’il faut ramener les grandes questions dans le concret, le quotidien, le minuscule. Ah bon, m’a-t-elle dit, tu crois en l’Amour ?

Éloge du mouvement, recevoir, donner, parfois c’est toi, parfois c’est moi, l’aide circule, ça tourne, ce qui compte, c’est d’agir ensemble, de franchir ensemble les épreuves, comme des occasions de ressentir de l’amour.

Parce que Mandela aurait sûrement quelques indications sages à nous donner, lui qui a passé 27 ans enfermé. 27 ans. Un morceau immense de sa vie.
Plus tard, il m’écrit, prend de mes nouvelles, me demande quand je reviens, et lance « Je t’attends ».

En 2018, en 35 courtes chroniques, je vous ai proposé une série de portraits. J’avais envie de mettre en lumière des personnalités incroyables, des projets innovants, parmi tous ceux que notre société génère.

Étudiantes, entre Lou et Betty, c’est un jeu. Échanger entre deux portes, entre deux cours, mine de rien, des pages photocopiées. Comme s’il s’agissait d’un produit dangereux, comme si la substance était toxique. Bouffée d’adrénaline. Leur secret, ce jeu entre elles deux.