
2022 / 21 : LE BON CHOIX
La rentrée me place face à une série de choix. La clarté me manque. Quand le canal se brouille, je me retrouve face au doute. Inconfortable le doute. Mais pas complètement inutile.

La rentrée me place face à une série de choix. La clarté me manque. Quand le canal se brouille, je me retrouve face au doute. Inconfortable le doute. Mais pas complètement inutile.

Comment garder un bout d’esprit vacances quand la gestion du temps reprend sa course millimétrée ? Quand les gros titres nous rappellent que l’heure est grave ? Comment résister à la peur, cette émotion grise et gluante qui a le don de paralyser ?

Au-delà du travailleur, du parent, du bénévole dans une association, au-delà de toutes les étiquettes, de tous les discours huilés, nous avons une âme. Audacieuse, joueuse, rieuse.

Garder le sourire, sur le papier je veux bien, mais parfois on fait comme on peut… Je repense à ma traversée des derniers mois, la grossesse, la fausse-couche, la douleur, la fatigue. Beaucoup de larmes versées jusqu’au déclic, jusqu’à la remontée vers la surface.

M’installer dans la cité phocéenne, c’est me donner le droit de poursuivre mes rêves, habiter dans un appartement plus grand, sous un climat plus doux, dans un rythme plus lent. C’est accueillir mon droit à être heureuse tout en donnant un espace beaucoup plus vaste à mon écriture.

Alexandra David-Néel vivra 100 ans. Une vie intense, vécue les yeux grands ouverts, poussée par sa curiosité, son courage, sa liberté, pressée par son envie d’accéder à la vérité, percer les mystères, traverser cette frontière fine entre visible et invisible.

Qu’avons-nous envie de créer pour nous, et pour les futures générations ? Cette semaine, j’ai pensé à Martin Luther King, à son fameux discours de 1963, « I have a dream ». A mon tour, je me suis mise à rêver.

Trop de fatigue brouille les perspectives, noircit l’horizon. Le repos ramène la lumière, l’espoir, l’envie, la conviction que la vie est un jeu et non une épreuve.

Parfois, on vérifie cette chose a priori étrange, inconfortable, révoltante : c’est dans les épreuves qu’on grandit. C’est en affrontant la tempête qu’on peut un jour se retourner pour en voir les bénéfices primaires, secondaires, tertiaires.

Dans chaque texte, il y avait des phrases qui répondaient directement à la conversation, qui procuraient un éclairage neuf et fabuleusement pertinent à des soucis évoqués. Stupéfiant de constater la résonance et la profondeur que présentaient les mots poétiques.