
2021 Chronique V19 – VOULOIR DES MOTS DOUX
Aujourd’hui, j’ai envie d’aller plus loin, me faire ambassadrice des mots doux. Parce que la douceur n’empêche pas l’intensité. Parce que la vérité n’a pas besoin des habits de la dureté.

Aujourd’hui, j’ai envie d’aller plus loin, me faire ambassadrice des mots doux. Parce que la douceur n’empêche pas l’intensité. Parce que la vérité n’a pas besoin des habits de la dureté.

Se rappeler que, face à nos émotions, il y a de la place pour le choix. Un choix pour chacun d’entre nous, enfant ou adulte, à chaque minute. Ne pas se laisser embarquer par le drame intérieur. Exercer sa liberté, sa volonté, sa responsabilité.

Plus de temps à perdre, j’arrête de croire à tous les discours qui me freinent. Je sens qu’il est temps d’honorer ce potentiel dont je suis dépositaire, dialoguer avec ma bonne étoile avec davantage de confiance, vivre beaucoup plus grand, et de me donner les moyens de mes rêves.

Enfant, ado, j’adorais lire les aventures d’Alexandra David-Néel, Fanny Stevenson, Pearl Buck, Isabelle Eberhardt, Karen Blixen… Des femmes exceptionnelles, capables de braver les conventions, de prendre des risques, pour assouvir leur désir d’exploration et d’altérité.

La vie ne me doit rien, la vie ne me persécute pas, la vie se contente de se présenter à moi sous toutes ses formes, parfois la vague est douce, parfois elle est violente. A moi de savourer les cadeaux des instants magiques, à moi d’apprendre et d’évoluer quand ça fait mal.

Regarder, depuis la rue, la vie dans la boutique, cette vie à laquelle il n’appartient pas, lui qui n’a pas de billet à dépenser, lui qui n’a pas de papiers à présenter, lui qui n’a pas le droit de travailler dans cette ville.

Je regarde le frère et la soeur vivre leur enfance, pleinement, gaiment, et moi-même j’oublie tout le reste, je suis avec eux, dans le vacarme de leur moment de complicité.

La poésie se veut invitation à ouvrir nos capteurs, arrêter le temps, embrasser l’énigme merveilleuse qui fait pulser le vivant, les fleurs, les grains de sable, les étoiles.

J’aime être au diapason de ce qui se joue sur le terrain symbolique. Là, je sais que l’invitation du calendrier est d’interroger ce qui doit mourir en soi pour mieux renaitre, vert, vibrant, parfumé.

Proposer un cessez-le-feu, puis inviter nos partenaires à jouer une autre partition, délivrée des habitudes de mépris, de pouvoir, de brutalité. Les inviter depuis un autre espace en soi que celui de la belligérance. Dialoguer avec eux depuis cette partie en soi reliée au cosmos, cette partie d’amour, qui ne se résume pas à une formule.