
2021 Chronique V9 – VERTICAL ET HORIZONTAL
La poésie se veut invitation à ouvrir nos capteurs, arrêter le temps, embrasser l’énigme merveilleuse qui fait pulser le vivant, les fleurs, les grains de sable, les étoiles.

La poésie se veut invitation à ouvrir nos capteurs, arrêter le temps, embrasser l’énigme merveilleuse qui fait pulser le vivant, les fleurs, les grains de sable, les étoiles.

J’aime être au diapason de ce qui se joue sur le terrain symbolique. Là, je sais que l’invitation du calendrier est d’interroger ce qui doit mourir en soi pour mieux renaitre, vert, vibrant, parfumé.

Proposer un cessez-le-feu, puis inviter nos partenaires à jouer une autre partition, délivrée des habitudes de mépris, de pouvoir, de brutalité. Les inviter depuis un autre espace en soi que celui de la belligérance. Dialoguer avec eux depuis cette partie en soi reliée au cosmos, cette partie d’amour, qui ne se résume pas à une formule.

Et si l’époque nous faisait le cadeau de nous inviter à embrasser la liberté de façon radicale ? Une liberté qui se résumerait à notre essentiel… Quel est mon essentiel, comment je chemine dans son sens, comment je m’y attèle avec toutes mes forces de vie ?

Car nous avons tous des envies et des talents. Et l’essentiel, c’est d’abord de les reconnaître. D’y croire. De croire en soi. De croire qu’on a des cartes à jouer, des contributions à apporter autour de nous.

Il y a de l’espace pour du neuf, de l’inconnu, d’autres traces, des souvenirs futurs, des traductions tangibles d’émotions sensibles.

Frustrations d’automne, quand le froid entre en soi, quand le blues morose envahit l’esprit. Coup de mou. C’est la vie, hein. Pour connaître des hauts, il faut accepter de vivre des bas.

Éloge du mouvement, recevoir, donner, parfois c’est toi, parfois c’est moi, l’aide circule, ça tourne, ce qui compte, c’est d’agir ensemble, de franchir ensemble les épreuves, comme des occasions de ressentir de l’amour.

Plutôt que résister au changement dans une tentative vaine, la philosophie orientale conseille aux êtres humains d’embrasser ce changement. La question devient alors : comment se renouveler ?

Dans le dédale, entre les murs et les allées sinueuses, il y a un fil que nous devons trouver pour rejoindre la lumière. Chacun son fil, chacun sa lumière.