
2024 / 6 : PORTER À LA CONSCIENCE
Quelle est l’essence de l’acte d’écriture ? Si on admet qu’il y a un processus préliminaire à la publication, de quoi est-il vraiment question quand on pose des mots sur le papier ?

Quelle est l’essence de l’acte d’écriture ? Si on admet qu’il y a un processus préliminaire à la publication, de quoi est-il vraiment question quand on pose des mots sur le papier ?

J’ai envie de croire, à l’aube de l’année 2024, en notre capacité à nous ouvrir, tisser d’autres liens, tenter des transformations, pour construire une société plus souriante, plus harmonieuse, plus confiante.

Ce dimanche, le mistral souffle fort. Il faut une dose d’obstination pour contempler les derniers rayons flamboyants. Il faut une dose de courage pour rentrer chez soi, quand le froid de décembre attaque les corps de ses bourrasques sauvages.

Plus besoin de s’inquiéter qu’il se brise. Plus besoin de se protéger de trop, ou trop peu, d’amour. Le cœur est un organe solide, il s’étire, grandit, survit aux ouragans et aux séismes.

Avec le jeu des ombres, dans la caverne, tout est effrayant. Platon dit : il faut sortir. Quitter l’obscurité, remonter à la surface, retrouver la vérité de ce qui se contemple avec les rayons du soleil.

Se débarrasser de l’ancien, du périmé, de l’encombrant. Une pulsion à faire le vide, pour larguer les amarres. Mais que se passe-t-il quand le départ ne calme pas cette pulsion ?

Mets tout sur pause et quitte ta routine. Va reprendre des forces. Accepte de bifurquer, accepte de ne pas savoir ce qui surgira. Attrape le fil d’Ariane.

Il y a des leçons qui sont cesse à réviser. Il y a des conseils qui sont sans cesse à réécouter. Notre esprit est une colline sur laquelle la pierre de la sagesse roule.

Au-delà de ses prouesses littéraires, elle a une place particulière dans mon cœur parce qu’elle a su aimer. Follement.

La rentrée me place face à une série de choix. La clarté me manque. Quand le canal se brouille, je me retrouve face au doute. Inconfortable le doute. Mais pas complètement inutile.