
2022 / 1 : JETER LES DÉS DE L’AN NEUF
Oui, nous vivons dans un monde chaotique. Bizarrement, c’est une bonne nouvelle. Parce que le chaos est le temps de l’initiation, de la croissance intérieure, de l’intuition.

Oui, nous vivons dans un monde chaotique. Bizarrement, c’est une bonne nouvelle. Parce que le chaos est le temps de l’initiation, de la croissance intérieure, de l’intuition.

Je lis et j’écris pour vivre plus vaste, pour repousser les limites de mon univers, de mon esprit, pour me nourrir de beauté, pour sentir ma poitrine se gonfler d’amour, pour être en contact avec la joie qui se loge au creux de mon ventre… et je m’adresse à des personnes qui ont ce même désir de vivre plus vaste.

Très étonnant ce calme, vraiment. J’entends les coups de klaxon, je vois les mimiques énervées – je n’en reviens pas de rester si zen. D’autant plus que c’est une grande première pour moi de conduire seule – et j’ai visiblement choisi le moment et le lieu pour une première.
Il y a quelques années, j’ai compris que cette fable du sauveur n’était pas un poison uniquement réservé aux femmes. Tous les êtres humains peuvent tomber dans ce piège, ils peuvent tous succomber à la tentation de déléguer à un autre, plus malin, plus fort, plus beau, la réalisation de leurs rêves.

Se rappeler que, face à nos émotions, il y a de la place pour le choix. Un choix pour chacun d’entre nous, enfant ou adulte, à chaque minute. Ne pas se laisser embarquer par le drame intérieur. Exercer sa liberté, sa volonté, sa responsabilité.

La vie ne me doit rien, la vie ne me persécute pas, la vie se contente de se présenter à moi sous toutes ses formes, parfois la vague est douce, parfois elle est violente. A moi de savourer les cadeaux des instants magiques, à moi d’apprendre et d’évoluer quand ça fait mal.

Voilà un an que mon âme absorbe les vitamines que sont la luminosité, la mer, l’ambiance de la ville, la présence des calanques, toute la beauté de la Provence… Je n’ai aucune racine dans ce coin de la France et pourtant, je sens qu’ici je suis sur ma terre.

Quitter la protection de la salle et du feu, prendre la direction de la forêt dense et sombre. A un moment, à un endroit, se séparer. Chacune écoute son intuition, chacune emprunte le chemin qui l’appelle.

J’aime être au diapason de ce qui se joue sur le terrain symbolique. Là, je sais que l’invitation du calendrier est d’interroger ce qui doit mourir en soi pour mieux renaitre, vert, vibrant, parfumé.

Proposer un cessez-le-feu, puis inviter nos partenaires à jouer une autre partition, délivrée des habitudes de mépris, de pouvoir, de brutalité. Les inviter depuis un autre espace en soi que celui de la belligérance. Dialoguer avec eux depuis cette partie en soi reliée au cosmos, cette partie d’amour, qui ne se résume pas à une formule.