
2021 Chronique V7 – VISER LE POINT DE BASCULE
Les efforts, évidemment, on sait tous en fournir… Mais cette grâce, comment la trouver puisqu’elle ne dépend pas d’un acte de volonté ?

Les efforts, évidemment, on sait tous en fournir… Mais cette grâce, comment la trouver puisqu’elle ne dépend pas d’un acte de volonté ?

Proposer un cessez-le-feu, puis inviter nos partenaires à jouer une autre partition, délivrée des habitudes de mépris, de pouvoir, de brutalité. Les inviter depuis un autre espace en soi que celui de la belligérance. Dialoguer avec eux depuis cette partie en soi reliée au cosmos, cette partie d’amour, qui ne se résume pas à une formule.

Je sais que pour croitre, et pour que cette croissance rejaillisse positivement autour de moi, j’ai besoin de soutien. Comme la plante qui est arrosée, comme la fleur qui pompe et transforme la lumière.

Parler sans plus s’arrêter, parler comme jamais, dans une complicité qu’on croyait perdue, qu’on pensait avoir abandonné à la fin de l’adolescence, sur des photos décolorées.

Si tout est passager, si tout est traversée de viaduc, alors le plus gros du boulot, c’est d’apprivoiser le vertige. Résister à la peur, la méfiance, le repli, la paralysie, la nausée. Avancer et rester du côté de la confiance.

Et si l’époque nous faisait le cadeau de nous inviter à embrasser la liberté de façon radicale ? Une liberté qui se résumerait à notre essentiel… Quel est mon essentiel, comment je chemine dans son sens, comment je m’y attèle avec toutes mes forces de vie ?

Je vous souhaite de savourer chaque bulle de douceur, chaque minute de lumière, chaque instant qui vous permet de contacter votre richesse immense et de vous relier à la magie qui tourbillonne tout autour de vous.

Ce mouvement des secondes, c’est le battement de notre cœur. Tu es en vie, nous dit-il. Tu n’as qu’une vie, ajoute-t-il, un brin sérieux. Alors choisis, murmure-t-il, choisis ce que tu mets dans tes journées, dans tes pensées, dans tes projets.

Évidemment, il faut partir un jour. Évidemment, à 98 ans, on peut dire que tu as profité de ta vie, mon Pierre. Évidemment, je suis triste. Savoir que viendraient les adieux, le savoir avec la tête, n’empêche pas le chagrin qui pèse là, sur ma poitrine.

Comme souvent, la vie, joueuse, a décidé de me tester. Car la vie sait qu’il faut ramener les grandes questions dans le concret, le quotidien, le minuscule. Ah bon, m’a-t-elle dit, tu crois en l’Amour ?