
M’Chroniques n°23 – JE DIS AIME
Comme souvent, la vie, joueuse, a décidé de me tester. Car la vie sait qu’il faut ramener les grandes questions dans le concret, le quotidien, le minuscule. Ah bon, m’a-t-elle dit, tu crois en l’Amour ?

Comme souvent, la vie, joueuse, a décidé de me tester. Car la vie sait qu’il faut ramener les grandes questions dans le concret, le quotidien, le minuscule. Ah bon, m’a-t-elle dit, tu crois en l’Amour ?

Par toutes les traditions spirituelles, nous sommes invités à ressentir avec le cœur, à interagir au quotidien avec bienveillance, à limiter les jugements et projections fabriqués par la tête. En fait, c’est par l’Amour que nous pouvons vivre cette expérience de l’unité.

Car nous avons tous des envies et des talents. Et l’essentiel, c’est d’abord de les reconnaître. D’y croire. De croire en soi. De croire qu’on a des cartes à jouer, des contributions à apporter autour de nous.

Il y a de l’espace pour du neuf, de l’inconnu, d’autres traces, des souvenirs futurs, des traductions tangibles d’émotions sensibles.

Frustrations d’automne, quand le froid entre en soi, quand le blues morose envahit l’esprit. Coup de mou. C’est la vie, hein. Pour connaître des hauts, il faut accepter de vivre des bas.

Éloge du mouvement, recevoir, donner, parfois c’est toi, parfois c’est moi, l’aide circule, ça tourne, ce qui compte, c’est d’agir ensemble, de franchir ensemble les épreuves, comme des occasions de ressentir de l’amour.

Plutôt que résister au changement dans une tentative vaine, la philosophie orientale conseille aux êtres humains d’embrasser ce changement. La question devient alors : comment se renouveler ?

Dans le dédale, entre les murs et les allées sinueuses, il y a un fil que nous devons trouver pour rejoindre la lumière. Chacun son fil, chacun sa lumière.
Plus vivante, je deviens – parce que les capteurs s’ouvrent, parce que je suis en lien, parce que d’être si petite dans une nature si diverse, si grande, si belle, me donne l’impression d’être entourée et choyée.

L’ingrédient essentiel au bonheur tient aux choix que l’on peut faire. Choisir son entourage, son travail, le lieu où l’on habite. Des choix qui viennent souvent de loin, comme des murmures qui s’élèvent des tréfonds de notre être.